Réinsertion socio-profesionnelle des détenus

Je suis intervenue sur cette délicate question en février dernier.
La politique pénitentiaire française est marquée par une double mission, à savoir l’exécution des sentences pénales mais également par le principe de réinsertion.

Au 1er octobre 2005, la population carcérale s’élevait à 57 163 détenus – pour 51 144 places – et s’est ainsi stabilisé par rapport à l'an passé (59 246 au 1er janvier 2004). Au problème du surencombrement carcéral, je me suis fermement opposée à la proposition du « numérus-clausus ». Si l’on appliquait strictement ce principe, il interdirait d’incarcérer, par exemple, un délinquant en cas de dépassement de la capacité d’accueil des établissements pénitentiaires. Cette proposition est contraire au principe d’égalité devant la loi et ne respecte pas les droits des victimes.
Faudrait-il laisser en liberté un violeur au seul motif que le numerus clausus est atteint ? Quid de la sécurité de nos concitoyens ?

Enfin s'agissant de la question de la réinsertion, j'ai préconisé de réinstaurer le travail obligatoire en détention. Se réinsérer c’est se donner les moyens d’un retour à la norme dans une société certes imparfaite mais régie par des règles, des droits et des devoirs...

Télécharger le fichier

Publié dans CES | Lien permanent