22.04.2009
Education civique : Droits et Devoirs
Au Conseil Economique, Social et Environnemental, nous avons rendu hier un avis concernant l'Education civique à l'Ecole.
La dégradation des comportements est effarante. Les événements nous livrent chaque jour leur lot d'incivilités, d'actes de violence. Hier encore des ouvriers saccagent la sous-préfecture de Compiègne et une partie de leur usine. Certes le malaise est grand, certes la peur du lendemain est présente dans les esprits... mais quel exemple donnons nous à nos enfants ! Comment s'étonner qu'ils ne respectent plus les règles minimales de vie en société ? Il est urgent de leur rendre des repaires.
L'Education civique a pour moi un but qui est de fixer un cadre à l'intérieur duquel les enfants auront des repères communs. S'il faut s'adapter à l'évolution dans le temps de notre société, il est impératif de garder notre héritage culturel ainsi que les valeurs républicaines qui ne peuvent être ni galvaudées, ni négociées, nous n'avons pas à nous renier.
La langue est le premier élément à prendre en considération. Une bonne compréhension mutuelle passe par l'acquisition du français, de notre histoire, de notre littérature.
Il faut inculquer la notion de Droits et de Devoirs. L'on entend souvent parler des droits (qui sont revendiqués haut et fort) mais de moins en moins de devoir. Ceci est sans doute à l'origine de notre problème vis à vis des manifestations de violence. Je récuse fermement l'affirmation entendue en commission "que certains n'ont pas à avoir de devoirs puisque l'on ne respecte pas leurs droits"
Si nous ne partons pas sur une base commune, l'éducation civique est vouée à l'échec, puisqu'elle a pour mission notamment de faire prendre conscience des lois, règles écrites et non écrites.
Notre génération qui a connu 68 (il était alors interdit d'interdire !) porte une lourde responsabilité. Il nous revient de reconstruire, non pas en mettant en avant nos différences qui divisent, mais en s'appuyant sur un socle commun qui nous rassemble. Certains ne le souhaitent sans doute pas, mettant l'accent sur l'éternelle complainte du mal aimé. Mais pour être aimé et respecté encore faut il appliquer à autrui ce que l'on veut se voir appliquer.
Annick du Roscoät
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2009
La chasse est ouverte !
Surfant sur les craintes vis à vis de l'avenir, certains tels Besancenot, n'hésitent pas à ouvrir la chasse aux sorcières. Tout est bon pour se faire "mousser" de la part d'anarchistes qui ne savent que détruire.
Ce n'est pas parce que certains violent et tuent que tous les français sont des tueurs et des violeurs, de même tous les patrons ne sont pas bons à mettre au pilori. Ce n'est pas parce que certains patrons de grandes entreprises (en général des hauts fonctionnaires qui n'ont ni créé, ni hérité de l'entreprise) se sont servis en dépit du bon sens, qu'il faut généraliser.
Il n'y a pas d'ouvrier sans patron.
Il n'y a pas de patron sans femmes et hommes qui prennent des risques.
Le plus souvent l'opinion oublie ou ignore la cruauté du sort qui frappe les patrons des PME, PMI, les artisans, commerçants, professions libérales qui échouent. Ils n'ont plus le capital qu'ils ont risqué, ils ne reçoivent ni chômage, ni indemnité et ne font l'objet d'aucune compassion.
Vous ne vous sentez peut être pas concernés, mais attention votre tour viendra si vous laissez faire ces amoureux du désordre, de la vindicte et de la destruction.
15:43 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
CNI : La Droite Rebelle
Depuis samedi, le CNI s'est doté d'un nouveau slogan : La Droite Rebelle.
La Droite : ceci ne demande aucune explication, c'est un fait, un constat, un positionnement constant : Nous sommes de droite.
Rebelle : car le rebelle résiste à ce que l'on veut lui imposer et ne céde en rien aux modes, lobbies de toutes sortes, contraires aux valeurs défendues depuis toujours.
Nous sommes la droite rebelle par rapport à une droite qui avale des couleuvres au nom d'une certaine modernité. Qui renie ses promesses et ses engagements, qui devient laxiste et complaisante de peur de déplaire. Mais déplaire à qui ? Nous n'avons de fidélité à avoir qu'à notre électorat, aux femmes et aux hommes qui nous ont fait confiance. S'il est nécessaire de s'adapter aux circonstances économiques celles-ci n'entrainent pas la modification en profondeur des valeurs qui sont le fondement de notre société.
Hélas c'est le spectacle auquel nous assistons et nous ne demeurerons ni silencieux, ni inactifs, nous serons Rebelles.
15:01 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Et les Valeurs de la République dans tout cela !
Dans un premier temps j'ai, comme chacun, commenté les résultats du "Référendum" de Mayotte. Le constat état simple, à une écrasante majorité les Mahorais ont confirmé leur désir, contrairement au reste de l'archipel des Comores, de rester français.
Dans un second temps, je me suis interrogée sur le terme de Référendum, s'il s'agissait d'un référendum pourquoi l'ensemble des français n'avait il pas été appelé à voter ? Les conséquences ne sont pas neutres pour notre quotidien. Il y a donc à l'évidence une inadaptation des règles constitutionnelles en vigueur. Pourquoi n'avoir pas appliqué les règles du référendem organisé en 1988 sur l'évolution du statut de la Nouvelle Calédonie ? Nous avions alors tous participé.
Je désaprouve le fait que la réflexion nécessaire sur les conditions de la mise en place du droit commun à Mayotte n'ait pas précédé l'organisation de cette consultation sur la départementalisation. L'on apprend avec stupéfaction que l'on ne connait pas le nombre de Mahorais, qu'il n'existe ni état civil, ni cadastre dans ce qui est devenu un département français. Qu'ont fait les élus représentant la république sur ce territoire depuis 30 ans ?
L'on vient de nous ajouter un 101ème département... au sein duquel les principes fondamentaux de la république, dans l'indifférence générale et avec l'aide du gouvernement, ne sont pas respectés.
Mayotte se distingue sensiblement des quatre autres départements français d'outre-mer par le fait que ses haitants sont de religion musulmane et que l'analphabétisme y reste répandu. Le gouvernement ne garantit ullement l'application du principe d'égalité homme-femmes à Mayonne. Les gouvernements successifs, notamment au travers de la loi du 21 juillet 2003, ont, de façon tout à fait scandaleuse, autorisé le maintien du régime matrimonial de la polygamie pour les habitants de Mayotte déja mariés. De façon arbitraire, la polygamie n'est interdite que pour les unions futures. En tant que femme, présidente d'un parti politique je veillerai au respect du droit des femmes à Mayotte. Je demande dès à présent à nos parlementaires d'être vigilants et d'appeler la représentation nationale à faire application, sans faille ni compromis, des principes fondamentaux et traditionnels du droit.
14:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





