18.02.2009

Faut il un statut de Beau Parent ?

 

Suite à l’annonce faite par le Président de la République, vendredi dernier lors de son discours sur la famille, de mettre en place, avant la fin mars, un statut  de Beau Parent, je me suis réjouie. Mes extrêmes réserves ne portant que sur le statut de Tierce Personne.

 

En discutant autour de moi, je m’aperçois que loin de refléter une même définition, le statut de Beau Parent est sujet à polémique, mérite un large débat et un bouclage en un mois.

 

Pour nous CNI et pour moi en particulier, il est normal de prendre en compte les changements de société. L’on peut regretter la fragilité du lien du mariage, mais les faits sont là. Les familles recomposées se multiplient.

 

Cependant, la notion de famille est devenue, pour le politiquement correct, sujette à discussion. Nous ne transigerons pas sur le fondement même de la famille qu’elle soit recomposée ou non.

 

Lors de travaux sur l’obligation alimentaire, nous avions étudié le problème qui se pose lorsque des hommes ou des femmes qui ont élevé les enfants de leur conjoint et que l’on appelle depuis longtemps Beau Parent, se retrouvent dans des situations nécessitant l’aide des enfants. Ces beaux parents peuvent être soit des veuves et veufs remariés, soit des divorcés remariés.

 

Il est normal qu’une évolution législative leur donne un statut « d’ayant droit ». Des précautions sont à prendre bien entendu afin que l’enfant n’ait pas à subvenir aux besoins de plusieurs personnes du fait de plusieurs recompositions successives dont il n’est pas responsable. Mais nous pouvons faire confiance au législateur.

 

Le danger consiste en la manipulation des mots. Depuis toujours la famille est composée d’un père et d’une mère. Depuis toujours la notion de Beau Parent est celle expliquée ci- dessus...Nous sommes, à une écrasante majorité, attachés à ces notions mais en faisant confiance à ces définitions nous risquons d’être trompés, de nous réveiller demain devant un type de société que nous n’avons pas voulu, une société régie par une idéologie puissante bien que minoritaire qui remette en cause sa structure de base.

 

 

17.02.2009

Adoption : ma position

Revenons sur le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, vendredi à l'Elysée.

Le Président de la République s'est dit déterminé à accroître le nombre d'enfants adoptables tant sur notre propre territoire, qu'en provenance de l'étranger. Je ne peux qu'être favorable à un tel discours dès lors qu'il est axé sur le droit des enfants, leur protection, leur avenir, leur bonheur.

Un enfant « adoptable » est par essence plus fragile car ne bénéficiant pas de famille protectrice.

Il a droit à un surcroît d'attention, il a le droit d'avoir un père et une mère. Que des accidents de la vie le privent parfois de l'un ou l'autre ne peut en rien justifier que cette privation puisse être délibérément organisée.

Le droit à l'enfant n'existe pas. Personne n'a droit à un enfant sous prétexte qu'il le désire.

L'enfant est sujet et non objet de droit. Dans l'intérêt de l'enfant j'irai même jusqu'à dire qu'il ne devrait pas être permis à un célibataire d'adopter, quel que soit son sexe. La capacité d'aimer des uns et des autres n'est pas remise en question mais le rôle de parent ne consiste pas uniquement dans l'amour qu'ils portent à leurs enfants. Comme le disent et l'écrivent de nombreux psychanalystes « la conscience de la différence sexuelle et de la différence de génération est indispensable à la structuration psychique de l'enfant ». Pour s'épanouir un enfant à besoin de ce nécessaire équilibre.

 

 

 

13.02.2009

Famille : que cache le statut de tierce personne ?

Communiqué de presse

 

 

Annick du ROSCOÄT, la Présidente du CNI était présente aujourd'hui à l'Élysée à l'occasion du 1er discours, très attendu, de Nicolas SARKOZY sur la famille... Il était temps!

 

"Si l'on écoute le discours du Président de façon peu attentive, l'on ne peut qu'être globalement satisfait puisqu'il a repris les points forts du CNI, notamment à propos de la responsabilité des parents dans la réussite de la construction de la cellule familiale et dans son rôle déterminant dans l'éducation et dans la construction de la solidarité intergénérationnelle. Le Président va également dans le bon sens en reprenant notre idée d'une aide à la femme qui travaille pour mieux mettre en adéquation sa vie familiale et sa vie professionnelle" déclare Annick DU ROSCOÄT, Présidente du CNI.

  

"Mais lorsque le Président projette de créer un statut pour les tiers qui vivent au domicile d'enfants dont ils ne sont pas les parents, nous nous interrogeons sur la finalité de cette idée.

Que cache-t-elle ? S’interroge Annick du ROSCOÄT.

 

LA FAMILLE, UN POINT D’APPUI CONTRE LA CRISE

« La famille, c’est le socle de notre société et cela concerne le mariage, la naissance, l’éducation, la formation, le travail, le logement, les loisirs… » avais-je indiqué lors de ma rencontre avec Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, le 1er octobre dernier afin de marquer mon attachement à la création d’un grand ministère de la famille avec des fonctions transversales.

 

En m’invitant aujourd’hui à l’Elysée, dans le cadre de la remise de la Médaille de la Famille, le Président de la République Nicolas SARKOZY montre qu’il est non seulement sensible à l’importance du rôle de la famille dans le redressement de notre pays et particulièrement dans cette période de crise mais qu’il est également intéressé par la position que défend le CNI sur ce sujet.

 

Le CNI a toujours considéré que c’est dans la famille que se construit la société. Pour une fois que le Président se préoccupe des thèses de sa droite, et pour de bonnes raisons, nous aurions mauvaise grâce à nous en plaindre.

06.02.2009

Face à la crise, le Gouvernement ne doit pas s’arrêter au politiquement correct

photo_0302_459_306_23506.jpgDans le bateau France, fortement malmené par la crise, Nicolas Sarkozy nous est apparu hier soir sous les traits d'un capitaine soucieux mais déterminé. En cette période grave, il est de notre devoir de soutenir son action lorsqu'elle nous semble aller dans le bon sens tout en étant vigilant. 

Si le CNI est favorable à la réorientation de la relance avec la mise en place de ce qui est désormais un plan qui vient compléter celui de l’investissement, il juge qu’il faut aller plus loin.

 

En présentant la règle des trois tiers pour la répartition des bénéfices (un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l’investissement, le Chef de l’Etat oublie-t-il volontairement le quatrième tiers que représente l’Etat et sa ponction par l’impôt (l’impôt sur les sociétés (33%).

Nous  proposons  la règle plus logique des quatre quarts et de ramener l’IS à 25% pour reconstituer les fonds propres des entreprises non par l’assistance mais par les résultats.

 

Par ailleurs, j’ai regretté que Nicolas SARKOZY oublie les nécessaires restructurations des dépenses ubuesques de l’Etat. Pour ne citer qu’un exemple : est-il normal de considérer comme définitivement acquis des accords passés en temps de « vaches grasses » qui consistent à payer des prestations sociales, à la famille restée au pays, d’un étranger en situation régulière ? Notre pays doit faire des économies nécessaires sans se laisser arrêter par le politiquement correct.

Nous ne manquerons pas en tant qu'Indépendants de dénoncer des disfonctionnements préjudiciables à la relève de la France et au bien être de nos concitoyens mais aussi de faire des propositions contenues dans notre projet politique qui pourraient être mises en application pour le bien commun.

04.02.2009

2009 sous le signe de l’Europe

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«La présidence française s’est achevée dans un concert de louanges mais ce n’est que dans la durée que l’on pourra dresser un réel bilan des politiques initiées, alors que l’Europe entière va être confrontée à une crise économique extrêmement sévère.

Le vrai enseignement à tirer c’est que, consciemment ou non, le Président de la République a démontré que l’Europe qui fonctionne est celle des Etats Nations et ce n’est pas un hasard si beaucoup faisaient grise mine à Bruxelles. « L’Europe a été absente de la gestion de la crise » se  lamentaient-ils, comme si le Conseil européen n’était pas une institution européenne ! », écrit Stéphane Buffetaut, notre Secrétaire National chargé des questions européennes.

 

Il convient donc de tirer les conséquences des faits et repenser le gouvernement de l’Union Européenne, les rapports de pouvoir entre les institutions et la conception même de cet ensemble politique original et sans précédent dans l’histoire.

 

Cette Europe est celle que nous défendons nous au CNI, c’est l’Europe des Nations. La puissance de l’Union des grandes Nations a complètement occulté la Commission de Bruxelles, le traité de Nice et mis de côté le traité de Lisbonne qui du coup a pris un sacré coup de vieux. Au fait où était donc passé Monsieur BARROSO pendant toute cette période ?

Le CNI sera présent lors des prochaines élections européennes et c’est bien sûr ce visage positif de l’Europe des Nations que nous mettrons à l’avant de nos bannières. 

 

L’Europe n’est pas univoque, uniforme, ou monolithique. Elle est plurielle et elle est riche de cette pluralité.

 

Le CNI refuse ce qui se fabrique en ce moment même à Bruxelles : une 28ème Nation, parfaitement virtuelle, inaccessible et opaque, qui accapare tous les pouvoirs et gomme d’un trait le principe de subsidiarité voté par les Etats.

 

Avec le retour en force de l’Europe des Nations, que nous appelons de nos vœux, c’est la fin de l’idée absurde qu’une Europe supranationale, puisse être plus performante que les Nations elles-mêmes dans leurs domaines d’excellence.

 

La crise financière a marqué le retour des Nations sur le devant de la scène.

De ce point de vue 2009 sera une bonne année pour l’Europe.

 

Plan de relance : mais où est donc passée l’Europe ?

Le plan de relance présenté par le Premier Ministre François FILLON tient du cautère sur une jambe de bois. Patrick DEVEDJIAN, le nouveau Ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, voudrait nettoyer les écuries d’Augias. Mais la boîte à outils, préparée par ses services pour notre nouvel Hercule  n’est pas à la hauteur de la situation. On nous propose une pelle et une balayette là où il faudrait un puissant Bulldozer. 1000 projets saupoudrés sur la France. Des projets sortis des cartons opportunément pour faire dans l’urgence. Le CNI déplore l’amateurisme auquel vient de se livrer l’ancien Secrétaire Général de l’UMP en sortant de son chapeau un plan qui n’a rien de miraculeux mais qui ressemble à s’y méprendre à un tour d’illusionniste.

 

Cette opération menée tambour battant, sans diagnostique, sans concertation et surtout sans ambition, risque de créer bien des déceptions. Notre pays est au bord du gouffre. La panne de croissance et la récession à laquelle nous sommes confrontés sont sans précédent dans notre histoire et au-delà dans celle de l’ensemble des pays européen. C’est pourquoi seule une réponse concertée de l’Europe pourrait faire face à une telle situation.


Je m’étonne qu’après avoir tenu un rôle de premier plan lorsqu’il était Président du Conseil de l’Europe, Nicolas SARKOZY n’ait pas défendu, pour répondre à la dimension de la crise, la mise ne place d’un plan Marshall européen.

 

Au cours de la campagne pour les élections européennes du 7 juin prochain, les listes du CNI  feront, notamment sur le plan économique, des propositions constructives et pragmatiques  qui prendront en compte  les grands investissements européens, tout en se préoccupant  essentiellement  pour la France de la sauvegarde des PME fortement menacées par les faillites, donc en répercussion du chômage qu’elles induisent.

03.02.2009

L’anglais : langue officielle de la France ?

Commmuniqué de presse 

 

 

 Le ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde - qui a souhaité placer sa participation au Forum économique de Davos sous le signe de « la promotion de la France comme terre d’accueil des investissements étrangers » - s’est exprimée en anglais, ce qui paraît pour le moins incongru, alors qu’il n’y avait aucun manque des services de traduction.

 

« Loin d’être anecdotique, cet événement est plus lourd de conséquences qu’il n’y paraît », précise la Présidente du Haut Comité National de la Francophonie, Annick du Roscoät, car « lorsque notre pays est représenté - officiellement – à travers un discours formulé en anglais, c’est le symbole même de la France qui s’effondre ».

 

Le Haut Comité National de la Francophonie ne peut que condamner fermement cette carence, car dans un sommet international, un membre du Gouvernement incarnant la France, doit donc témoigner en français.

 

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