26.11.2008

Réforme de l’audiovisuelle : supprimons la redevance audiovisuelle

 

Le CNI a, dans son communiqué du 26 novembre dernier, réaffirmé son entière opposition à la réforme du financement de l’audiovisuel public, qui prévoit notamment la suppression de la publicité sur les chaînes publiques et souhaite au contraire le suppression de la redevance audiovisuelle.

 

« Cette réforme est une fausse idée. Elle va fragiliser le financement des chaînes publiques. Pourquoi ne pas supprimer la redevance audiovisuelle et conserver la publicité ? Les chaînes de télévision et les radios publiques doivent s’autofinancer, par le biais notamment de la publicité »

 

« Les Français ne doivent pas supporter une télévision publique sans publicité. N’y a-t-il pas des dossiers plus importants que cette réforme tels que la crise économique qui se resserre chaque jour davantage sur les Français. »

 

 

 

 

 

19.11.2008

AVIS DE SUITE SUR LES SERVICES A LA PERSONNE

Il y a près de deux ans, je m’inquiétais ici même de la possible dérive du projet de « Service à la Personne » dans son aspect « embauche de personnel pour le confort ». Je dénonçais la menace qui pesait sur le secteur de l’artisanat et des TPE. Dès lors qu’il existait des taux de TVA différents et qu’une concurrence déloyale risquait ainsi d’être mise en place. Le rapporteur, dans cet avis de suite, souligne parfaitement que rien n’a été fait pour lever cette inquiétude, qu’il n’y a eu aucune avancée si ce n’est la possible mise en place de coopératives, formule que je n’appelle pas forcément de mes voeux.

 

De même, le processus enclenché ne pouvait reposer, et nous le savions, que sur l’injection de masses financières importantes et nouvelles. 512 millions d’euros prévus en 2008 : une multiplication par 33 en 5 ans. La seule possibilité était que le taux d’emploi ait tellement explosé que les cotisations sociales pouvaient contrebalancer ces dépenses. Or, nous ne possédons que des chiffres contradictoires , ce qui prouve qu’il n’y a pas de percée dans ce domaine. Nous sommes en période de crise financière grave, il nous faut donc, comme je l’avais souhaité, nous attacher à renforcer l’aide dans les domaines qui relèvent de la solidarité nationale, à savoir : le maintien à domicile des personnes âgées et l’aide aux handicapés.

 

De même, le soutien aux familles, et plus particulièrement aux femmes qui souhaitent travailler à travers la garde de jeunes enfants, est primordial. Les conditions de vie rendent de plus en plus difficile le statut de mère au foyer. C’est une véritable gageure de penser qu’une femme qui n’aura pas travaillé pour garder ses enfants, n’aura pas besoin un jour de récolter les fruits d’un travail salarié. On peut certes le déplorer mais les faits sont là, la multiplication des divorces, y compris après un nombre important d’années de mariage, le décès précoce d’un conjoint rendant aléatoires des situations qui semblaient acquises.

 

Comme le souligne l’avis de suite, toutes les demandes d’aides aux personnes fragiles précitées ne sont pas satisfaites, il est évident que l’effort doit se concentrer sur ces domaines.

 

Pour ce qui relève du confort, 41 % des services à la personne hors médico-social, concernent l’entretien de la maison et le ménage, il est souligné que les aides financières accordées n’ont pas apporté de modifications majeures à ce qui existait déjà. Preuve supplémentaire, s’il en était, que l’Etat ne doit pas tout faire et surtout pas faire à la place de… Les finances publiques n’ont pas une vocation « marchande ».

 

Je retrouve dans cet avis de suite, une revue « à la baisse » des objectifs, qui me semble plus conforme à la réalité et à l’actualité.

13.11.2008

Communiqué 12 novembre - C Vanneste

Liberté - Egalité - Fraternité

Nous n'aurons pas à supprimer le mot "liberté" sur le fronton de nos mairies", se réjouit Annick du Roscoät Présidente du CNI en apprenant que la cour de cassation avait "blanchit" Christian Vanneste.

Le CNI, tout comme la grande majorité des français, défend la famille cellule de base de notre société. Nous voulons que la liberté d'expression demeure un des fondements de notre république. L'égalité devant la loi est la règle l'état en est le garant. Quant à la fraternité elle nous invite à vivre les uns avec les autres, les minorités

04.11.2008

Loi de financement de la Sécurité Sociale

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Et la Famille dans tout cela ?

Dans le cadre du dossier famille du CNI, nous vous présentons un extrait du communiqué de presse de notre député Christian Vanneste qui explique pourquoi il ne votera pas le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

 « Les députés examinent le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 depuis le 28 octobre dernier. Le vote est prévu cet après-midi.

Alors que le pouvoir d’achat des ménages et des familles s’est considérablement dégradé et que les familles concourent à la pérennité de la Nation, je regrette que la politique familiale ne soit pas la première priorité du gouvernement.

Des avancées doivent être soulignées : la politique en faveur de la petite enfance est importante, avec notamment une augmentation de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE) pour les parents travaillant en horaires décalés, ou encore le taux d’encadrement des enfants pour les assistantes maternelles, qui passe de 3 à 4 enfants. La ministre annonce le droit effectif à la garde d’enfant d’ici 4 ans : je me félicite que cette démarche à laquelle j’apporte mon entier soutien soit effective dans quelques années.

Toutefois, ces annonces sont insuffisantes. Alors qu’après la guerre, la France avait la politique familiale la plus généreuse d’Europe, aujourd’hui, elle n’occupe plus que la 9ème place avec 2,68% de son PIB consacré aux dépenses sociales en faveur des familles, soit près de 54 milliards d’euros.

Néanmoins, la politique familiale régresse avec l’augmentation de l’âge des enfants. Au moment où ces derniers doivent entreprendre des études supérieures, les allocations s’amenuisent jusqu’à disparaître à l’âge de 20 ans. La politique familiale ne doit pas se restreindre à l’accueil du jeune enfant, elle ne doit pas se limiter à répondre aux besoins des femmes qui travaillent à l’extérieur de leur foyer. Pour ce qui est du taux d’emploi des femmes, notre pays arrive en effet en deuxième position après la Suède, avec 81,2%…..

Dans leur excellent rapport de 2005, Evelyne SULLEROT et Michel GODET soulignaient que la famille n’était pas seulement une affaire privée, qu’elle était aussi une affaire publique. Une affaire sociale, puisque le niveau de vie d’une famille de 4 enfants est inférieur de 35% à celui d’un couple sans enfants ; mais aussi une condition de la cohésion sociale et du développement durable. Nous sommes hélas loin de cette prise en considération. »

 

A noter que lors de la venue du candidat Nicolas Sarkozy, devant les responsables du mouvement le 31 mars 2007, nous lui avions suggérer le « droit opposable à la garde d’enfants » (il n’était alors question que du « droit opposable au logement » !). Le droit effectif à la garde d’enfants en est sans aucun doute l’émanation.

 

Intervention au conseil économique et social

interv_protection_sociale.pdf

 

 

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